
Mis à jour le 6 octobre 2026 par SPQR DIAG.
Le calcul du DPE repose aujourd’hui sur la méthode réglementaire 3CL-DPE. Pour un logement, le diagnostiqueur analyse les caractéristiques du bâtiment, son isolation et ses équipements afin d’estimer sa consommation conventionnelle d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Contrairement à une idée encore fréquente, le classement ne dépend donc pas simplement des factures des occupants.
Le résultat permet d’attribuer au logement une classe énergétique allant de A à G. Pour faire établir un DPE officiel, consultez notre page consacrée au diagnostic de performance énergétique.
Pour établir un DPE, le diagnostiqueur commence par recueillir les informations nécessaires sur le logement et ses équipements.
Il peut notamment relever :
Ces données sont ensuite intégrées dans un logiciel utilisant la méthode réglementaire 3CL-DPE.
Le principe est de calculer les besoins énergétiques du logement dans des conditions d’utilisation standardisées. Deux personnes ayant des habitudes de chauffage très différentes ne doivent donc pas obtenir deux classements complètement différents uniquement en raison de leur comportement.
3CL signifie Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements.
Cette méthode permet d’estimer de manière homogène la performance énergétique d’un logement à partir de ses caractéristiques physiques et de ses équipements.
Elle permet ainsi de comparer plus facilement différents logements sans faire dépendre directement le résultat du nombre d’occupants ou de leur manière de consommer l’énergie.
La réglementation précise que le calcul repose sur la méthode conventionnelle 3CL-DPE 2021. Vous pouvez consulter le texte réglementaire sur Légifrance.
Le DPE permet notamment d’estimer la consommation d’énergie primaire du logement ainsi que les émissions de gaz à effet de serre associées.
À noter : cet article concerne principalement le DPE des logements. Les règles applicables à certains bâtiments tertiaires ou locaux professionnels peuvent différer.
La méthode réglementaire prend notamment en compte cinq grands usages énergétiques :
Les consommations liées à un ordinateur, un téléviseur ou à l’électroménager personnel ne sont donc pas directement intégrées au calcul de la même manière.
L’isolation des murs, de la toiture, des planchers et des différentes parois joue un rôle important dans les besoins en chauffage et en refroidissement.
Plus les déperditions thermiques sont limitées, moins le logement a théoriquement besoin d’énergie pour conserver une température confortable.
Le type de vitrage et les caractéristiques thermiques des fenêtres sont également pris en compte dans l’évaluation.
Leur influence doit toutefois être appréciée avec l’ensemble des autres caractéristiques du bâtiment.
Le type de chauffage, ses caractéristiques et l’énergie utilisée interviennent également dans le calcul.
Une chaudière ancienne, une pompe à chaleur ou un autre système de chauffage ne présentent pas les mêmes performances conventionnelles.
Le système de production d’eau chaude sanitaire constitue l’un des cinq usages énergétiques pris en compte par la méthode.
Son rendement et l’énergie utilisée peuvent donc influencer le résultat.
Le renouvellement de l’air est nécessaire au logement, mais il intervient également dans les échanges thermiques.
Les caractéristiques du système de ventilation font donc partie des éléments pouvant être analysés lors du diagnostic.
Les besoins en chauffage et en refroidissement ne sont évidemment pas identiques dans toutes les régions françaises.
La méthode tient donc compte de paramètres climatiques et géographiques afin d’obtenir une estimation cohérente.
Conseil SPQR : avant l’intervention du diagnostiqueur, rassemblez les documents disponibles concernant les travaux et les équipements du logement.
Il peut notamment être utile de préparer :
Ces documents peuvent permettre au diagnostiqueur d’utiliser des informations précises sur le logement plutôt que de devoir s’appuyer sur certaines données conventionnelles lorsqu’une caractéristique ne peut pas être justifiée.
À l’issue du calcul, le logement reçoit une classe allant de A à G :
Le classement prend en compte deux dimensions :
Pour atteindre une classe donnée, le logement doit respecter les seuils correspondants sur les deux critères. Le critère le moins favorable peut donc déterminer la classe finale.
Les logements classés F ou G sont généralement qualifiés de passoires thermiques.
Une modification importante est entrée en vigueur le 1er janvier 2026.
Le coefficient utilisé pour convertir l’électricité de l’énergie finale vers l’énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
Cette modification peut améliorer le classement de certains logements utilisant fortement l’électricité, notamment pour le chauffage, sans pour autant garantir automatiquement un changement de classe.
Les autres caractéristiques du logement continuent évidemment d’être prises en compte.
Le ministère de la Transition écologique détaille cette évolution sur sa page consacrée à la modification du calcul du DPE en 2026.
Prenons uniquement le coefficient de conversion de l’électricité pour comprendre son effet.
Cet exemple sert uniquement à comprendre le coefficient : un DPE réel repose sur l’ensemble des caractéristiques du logement et ne se résume pas à cette opération.
Une nouvelle évolution est déjà prévue au 1er janvier 2027.
Le coefficient de conversion de l’électricité passera alors de 1,9 à 1,7.
D’après le ministère, les DPE réalisés jusqu’au 31 décembre 2026 resteront valables. Les diagnostics concernés pourront cependant bénéficier à partir de 2027 d’une mise à jour disponible via l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Des simulateurs permettent d’obtenir une estimation indicative de la performance énergétique d’un logement.
Mais une simulation en ligne réalisée par un particulier ne constitue pas un DPE réglementaire.
Lorsqu’un DPE officiel est requis, notamment pour une vente ou une location, il doit être établi conformément à la réglementation par un professionnel disposant de la certification nécessaire.
Deux appartements de même surface peuvent obtenir des résultats différents.
Plusieurs caractéristiques peuvent expliquer cet écart :
C’est pourquoi il est difficile de déduire précisément une classe DPE uniquement à partir de la surface ou du mode de chauffage.
Les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 disposent, dans le cas général, d’une durée de validité de 10 ans.
Des règles particulières existent cependant pour les anciens diagnostics.
Pour vérifier votre situation, consultez notre guide complet sur la durée de validité du DPE.
Selon les caractéristiques du logement, plusieurs pistes peuvent être étudiées :
Il n’existe toutefois pas une liste de travaux optimale pour tous les logements. Les priorités dépendent du bâtiment et de ses caractéristiques.
Pour étudier l’effet potentiel de travaux sur la performance future d’un bien, consultez également notre guide sur le DPE projeté.
Vous devez vendre ou louer un logement et avez besoin d’un DPE officiel ?
SPQR DIAG réalise des diagnostics de performance énergétique à Paris et en Île-de-France.
Pour connaître le déroulement de l’intervention et demander un devis, consultez notre page Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).
Pour les logements soumis à la méthode actuelle, le DPE repose sur une méthode conventionnelle utilisant les caractéristiques du logement et de ses équipements. Les habitudes personnelles des occupants ne déterminent donc pas directement la classe.
La méthode réglementaire utilisée pour les logements est la méthode 3CL-DPE 2021, pour « Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements ».
Il s’agit du chauffage, du refroidissement, de la production d’eau chaude sanitaire, de l’éclairage et des auxiliaires liés notamment au chauffage, au refroidissement, à l’eau chaude et à la ventilation.
Non. Un simulateur peut donner une estimation, mais il ne remplace pas le DPE réglementaire réalisé par un professionnel certifié.
Oui. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9.
Oui. À compter du 1er janvier 2027, le coefficient de conversion de l’électricité doit passer de 1,9 à 1,7.
